Le défi des Essentielles #2
Dans le cadre du Défi des Essentielles, j’aimerais vous proposer aujourd’hui le portrait d’une aromatologue qui est aussi une amie, Antonia Jover.
Lorsque j’ai déménagé à Madrid, en août 2017, mon intention était de me dédier à mes nouvelles passions : phytothérapie et aromathérapie. Animée de ma profonde volonté de me former, je me suis mise en recherche de cours en aromathérapie. Celle-ci ne m’a pas menée à Antonia tout de suite. J’ai d’abord vécu quelques circonvolutions avant de « tomber sur elle » (outre le fait que tu ne connais personne et qu’accessoirement, tu ne parles pas encore la langue, le processus est un tantinet plus long et quelque peu complexe…).
Antonia Jover et Christian Escriva : deux pour le prix d’un.
Néanmoins début 2019, je découvre son nom et son blog dont je vous mets le lien ci-après : https://aromaterapiafamiliar.wordpress.com
J’ai commencé à le lire et immédiatement été conquise par son expertise. Puis, ô surprise et plaisir, j’ai lu qu’elle organisait à Barcelone quelques semaines plus tard un atelier sur les approches sensorielles co-animé par Christian Escriva, gérant de la société le Gattilier située dans les Alpes Maritimes, mais aussi insatiable chercheur, cultivateur, distillateur et grand amoureux des plantes. Mon sang n’a alors fait qu’un tour.
Il fallait que j’y participe AB-SO-LU-MENT !
Et c’est ainsi que j’ai rencontré Antonia Jover et Christian Escriva en même temps. Deux « monstres sacrés » de l’aromathérapie avec lesquels j’allais avoir le privilège de passer deux jours d’apprentissage et de découvertes. De fait ce stage a eu l’effet d’une révélation pour moi car il m’a entrouvert la porte du monde de l’olfaction et des approches sensorielles. Nous en parlerons dans un autre article lorsque je parlerai de Christian Escriva.

J’aimerais vous révéler une anecdote qui expliquera le titre de cet article. Ayant sincèrement l’intention de participer à ce stage, j’ai écrit à Antonia lui proposant mon aide pour traduire du français à l’espagnol les propos de Christian (il a des origines espagnoles mais est français :)). Antonia m’avait gentiment répondu en me disant qu’elle n’avait aucun souci avec le français, ayant vécu en France jusqu’à ses 27 ans. Son français est donc bien meilleur que mon espagnol ;). Mais cela a été ma tentative d’approche pour me faire connaître à elle.
Antonia Jover, une passionnée dans toute sa splendeur.
SI je pouvais la définir en quelques mots, ce serait ainsi : c’est une grande et belle femme aux airs d’éternelle adolescente dont la mission est de transmettre ses profondes connaissances en aromathérapie, mais aussi avide d’apprendre sans relâche. En effet, Antonia est une mine de connaissance, sa culture aromatique est ample et elle la transmet toujours avec humilité, douceur et féminité. Et du français à l’espagnol, sin ningún problema !
De plus, comme elle l’écrit elle-même, elle collabore depuis de nombreuses années avec Christian Escriva et, avoue qu’à son contact, elle continue d’apprendre. N’est-ce pas un merveilleux gage d’humilité que de déclarer que l’on continue d’apprendre au contact d’autrui alors même que nous sommes nous-mêmes tout à fait expert dans notre domaine ?

Il me semble aussi qu’Antonia a les idées bien claires et qu’elle cherche toujours à comprendre ou dénouer un sujet dont elle n’a pas toutes les clés. Toujours à l’affût des sujets d’actualité, elle a toujours un coup d’avance ! A de nombreuses reprises, elle a partagé des réflexions, des informations, des études, qui faisaient l’actualité du moment. Elle propose toujours à ses lecteurs, des articles clairs et recherchés. Sans attendre, elle vulgarise et nous donne à connaître de manière pédagogique les évolutions les plus récentes. Insatiable chercheuse, Antonia écrit toujours ses articles en recoupant les informations et évidemment en y mettant tout son cœur. A chaque fois que je la lis, je sens son amour pour l’aromathérapie et les huiles essentielles.
Une formatrice hors pair.
Antonia propose une large gamme de formations en ligne (en espagnol) que chacun peut acquérir comme bon lui semble et suivre à son rythme. Il y a l’embarras du choix. J’ai notamment suivi les monographies intitulées « cycle d’approfondissement » dans lesquelles elle développe le contenu sur une plante en particulier (le ciste, la lavande, le romarin, l’orange amère, le laurier noble …) : deux heures de pur plaisir dédié à la découverte d’une plante en particulier. J’ai également suivi ses cours sur la gestion du stress, sur l’hyper sensibilité, et d’autres. Je vous mets la photo des cours que j’ai suivis. Pour celles et ceux qui parlent espagnol et voudraient tenter l’aventure avec Antonia, je vous recommande vivement de le faire.

A chaque fois, je me fais la même réflexion : j’ai l’impression d’être en famille car Antonia adopte un ton tout à fait direct, sans détour, comme si nous étions réellement présent(e)s dans la même pièce. Avec son élocution en espagnol parfaitement claire et donc tout à fait compréhensible (primordial pour moi !), je me régale à chaque fois et prends beaucoup de plaisir. Antonia est très pédagogue et sait parfaitement s’adresser à son audience et élèves.
Sous ses airs de jeunette, nous avons affaire à une grande professionnelle.
Merci Antonia, un monde dont je n’avais pas encore conscience s’est ouvert à moi.
C’est aussi grâce à elle, et à Christian Escriva, que j’ai pu comprendre à quel point la qualité d’une huile est primordiale. A titre d’exemple et d’illustration, je me permets de reprendre une anecdote de ce premier stage en leur compagnie. Nous avons senti deux lavandes distinctes (a priori tout le monde connaît la lavande, on l’aime ou on ne l’aime pas mais elle est universelle) :
- Une lavande officinale française issue de plants sauvages d’altitude
- Une lavande de Tasmanie (Ile située au sud de l’Australie).
La lavande officinale sauvage était aérienne, libérée, ascendante mais tout en discrétion et délicatesse. La lavande de Tasmanie en soi n’était pas désagréable, elle avait des notes fruitées denses, rouge, orange, beaucoup de corps. Un peu comme un Bordeaux.
A priori donc, rien à voir entre les deux. Mais pourtant la même plante !
« Il y a une recherche d’ouverture vers le ciel avec cette lavande sauvage, telle une libération qui est la clé de compréhension de l’usage de la lavande ».
« La lavande de Tasmanie n’a pas les effets de la lavande officinale, comme si on lui avait coupé la tête, elle est hors de son milieu, et c’est un plant issu d’un clonage d’où ce rétrécissement de l’odeur ».
Dixit Antonia et Christian.
PIF, PAF, BOUM : en deux phrases, le décor était planté. Et un énorme déclic se faisait en moi. Il y a tout un apprentissage olfactif à faire pour saisir ces subtilités. Et un monde qui s’ouvre sur les innombrables possibilités des huiles et les messages qu’elles nous délivrent.
Alors un grand merci à toi, Antonia, d’être arrivée sur mon chemin et de m’avoir permis de pousser cette porte vers un monde d’odeurs et de subtilités. J’étais au début de cette aventure Le trek des Essentielles… et je ne le savais pas encore.